Arielle Heaven
Arielle Heaven

Le Vendredi dernier, j’étais au bureau le matin, toute somnolente après avoir passé une nuit presque blanche dans une chaleur torride occasionnée par l’incompétence de la SBEE. Mon plus grand souhait du moment était de pouvoir rentrer chez moi m’allonger. A même le sol ou sur un lit, peu m’importait. Seulement, je savais qu’il n’y avait aucune chance que je me repose avant la pause de midi. Je regardai à ma montre et je vis qu’il n’était que 9h35. Pffff C’est comme si le temps s’était immobilisé pour me jouer un mauvais tour. Tristement résignée, j’en étais là quand on entendit tous une grande détonation dans notre immeuble. Les gens se précipitèrent pour voir ce que se passait.

 Je n’ai bougé d’un iota de ma chaise que lorsque j’ai vu de la fumée se répandre à mon étage. J’allai dans le couloir me rendre compte que le disjoncteur du rez-de-chaussée avait pris feu et que les agents de sécurité s’activaient fébrilement avec l’extincteur. Des lampes commencèrent à s’éteindre sur notre pallier, puis les ordinateurs. Au bout de quelques minutes, le temps que l’électricien ne vienne, une grande détonation se fit entendre à l’étage supérieure. Même scénario. Tout le monde paniquait et moi je manquais toujours de sommeil. Je retournai à ma chaise. Environ 10 minutes plus tard, les pannes furent réglées, un peu à ma grande déception puisque j’entendais dans le couloir qu’on ne pourrait pas travailler avant Lundi, tant les dégâts étaient grands. A notre grande surprise, une détonation survint à mon étage, puis encore en bas puis à l’étage supérieure. Les agents de sécurité et d’entretien courraient dans tous les sens. Je mis mes écouteurs pour commencer à adorer.

 A défaut de rentrer, je pourrais au moins louer mon Dieu. Il était 11h30, aucun appareil ne marchait et aucun ordre n’était venu de rentrer. J’en étais là quand mon portable sonna pour m’annoncer qu’une somme sur laquelle je comptais ne me serait pas envoyée à temps. Nouvelle déception.

 Seulement, je ne sais pourquoi quelque chose me dit de prendre une feuille et d’y noter la liste de mes achats. Je suivis l’instruction et juste après avoir souligné le montant total des dépenses, je dis mentalement en posant ma tête sur la table « Seigneur, s’il te plaît, paie cette facture. » En moins deux 2mns,je reçus l’appel d’un ami Pasteur qui m’avait déjà appelé il y a 30mn. A ma grande surprise, je l’entendis me dire qu’il venait d’entendre une voix lui dire que j’avais un problème qu’il pouvait solutionner. Moi j’étais au bout de la ligne,un peu secouée mais répétant « Non ça va,tout va bien,merci. » Sur son insistance, je finis par lui dire ce qui venait de se passer avec les instructions de la voix et mon vœu d’il y a quelques minutes. Il me fit comprendre qu’il sortait, mais me laisserait un mot auprès de son assistant, avec à l’intérieur le montant exact de ma facture. Lorsqu’on raccrocha, je repris mon adoration de plus belle en remerciant chaudement Dieu d’avoir exaucé ma prière.

 J’en étais là quand on vint nous annoncer quelques minutes plus tard qu’on pourrait rentrer. Sous le coup de la joie, je levai discrètement le poing de victoire en murmurant doucement « Merci d’avoir exaucé une fois de plus ma prière, Seigneur ». Presque automatiquement, j’entendis une voix me dire « La volonté permissive de Dieu n’est pas Sa volonté parfaite ». En d’autres mots, Dieu me faisait comprendre que ce n’est pas Lui qui a initié cette grande perte à ma société juste pour que j’aie l’occasion d’aller dormir. Mais que par contre, c’est Lui qui a initié la décision de nous laisser rentrer plus tôt…

 Lorsque nous sommes amenés par Sa grâce à Le connaitre davantage, Dieu nous fait découvrir derrière certains événements s’il en est l’initiateur ou non. Les actes venant de Dieu expriment la nature de Dieu, ses pensées, ses plans. La réalité est que Dieu n’aurait jamais porté préjudice à une société dans laquelle Il m’a fait engager juste pour que j’aille dormir alors qu’Il m’a justement délivrée du chômage et des ses grasses matinées …

Arielle Heaven